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L’ÉCHO DES MOTS — Journée d'étude #3

  • il y a 10 heures
  • 4 min de lecture

Mercredi 8 avril 2026 de 10h à 18h — Galerie Commune, Esä, site de TOURCOING

Dans le cadre de l'Atelier d'initiation à la recherche et à la création L’ÉCHO DES MOTS.

Design : Anne-Émilie Philippe
Design : Anne-Émilie Philippe

"l’écho est l’image de la voix,

il est l’envoi ou l’ombre portée par la lumière

que le sens a fait venir."

Jean-Christophe Bailly,

Le propre du langage - voyage au pays des noms communs, p. 65


L’écho est un son, et peut aussi être une image : une ombre projetée est un écho visuel.

L’écho peut rebondir sur les murs ou s’inscrire en mots sur le papier. Il est une voix mise en images ou bien en mots.

L’ÉCHO DES MOTS, c’est ainsi qu’est intitulé l’AIRC* qui réunit nos trois ateliers de création.

Destinés à des étudiant·es de premier cycle, ils se proposent, chacun à sa manière, de

réfléchir le texte comme pratique artistique et plasticienne. Ainsi, la matière texte y rencontre la matière sonore, la matière papier, la matière image pour penser des formes de présentations hybrides, de la diffusion à l’exposition, en passant par la lecture et la performance.

Le mercredi 8 avril 2026 se tiendra la troisième édition de la journée d’étude éponyme L’ÉCHO DES MOTS. Trois artistes, choisis en résonance avec l’AIRC, viendront infuser leurs voix et leurs images dans l’espace de la Galerie commune.

Des interludes d'étudiant·es (textes lus ou diffusés, projections, performances...) viendront ponctuer la journée.

*Atelier d’initiation à la recherche et à la création.

Pigeons, Nina Cosco, 2025.
Pigeons, Nina Cosco, 2025.

Nina Cosco

Nina Cosco vit et travaille à Bruxelles. Elle incorpore la tapisserie, la céramique, le

dessin et l’écriture dans sa pratique artistique. En multipliant les essais techniques, sans fard ni a priori, elle cherche son propre langage visuel. L’amusement fait partie intégrante de son processus créatif : ses impressions se construisent comme des puzzles, pièce après pièce.

Juxtaposition après juxtaposition, et si on commençait par le cadre ? Nina contrarie le mode de reproduction de la sérigraphie, car elle s’adonne à la réalisation d’œuvres uniques.

Paradoxalement, elle aime aller à l’essentiel pour avoir le temps de se perdre en

déconstructions tantôt décalées, tantôt iconoclastes, souvent absurdes...

Elle aime se définir chercheuse d’idée. Adepte de la narration séquentielle surtout.

Elle se situe la plupart du temps dans l’auto-édition.

Nina Cosco essaye de raconter beaucoup en enlevant le trop plein. Minimale, abstraite

parfois, ses images illustrent les histoires qu’on lui raconte, ses péripéties à elle. Elle tend de plus en plus vers de nouvelles collaborations dans une collection qui s’appelle “le Nid”. C’est une manière de se compléter les un•es avec les autres.

Puis-je me considérer anti système simplement en marchant toujours à côté des passages cloutés?



Jean-Michel Espitallier

"Wittgenstein à la façon d’un Alphonse Allais."

Eric Loret, Libération.


"Dans son refus obstiné de céder à l'esprit de sérieux que l'on exige des

grandes personnes, Espitallier persiste à jouer avec les mots en

préservant tout le sérieux que les enfants mettent dans leurs jeux."

Bertrand Leclair, Le Monde des Livres


Écrivain, poète, musicien, Jean-Michel Espitallier est l’auteur d’une vingtaine de livres

inclassables ou transgenres. On lui doit notamment deux livres, devenus des classiques, sur la poésie contemporaine : Pièces détachées, anthologie (nouvelle édition, Pocket, 2011), et Caisse à outils, essai (nouvelle édition, Pocket, 2013).

Il a obtenu le grand prix de poésie 2023 de la SGDL pour Tueurs (Inculte, 2022).

Cofondateur de la revue Java (1989-2006) dont une copieuse anthologie vient de paraître chez Flammarion, il travaille sur plusieurs projets multimédias, notamment comme batteur, avec la chorégraphe Valeria Giuga (She Was Dancing), le duo électroacoustique Kristoff K.Roll (double CD, World Is a Blues, 2022) ou le compositeur Kasper Toeplitz (L’éléphant de la mémoire, 2026). Derniers livres parus : La Première Année, Inculte, 2018 ; Cow-Boy, Inculte, 2020 ; Centre épique, L’Attente, 2020 ; Tueurs, Inculte, 2022. Grand prix de poésie SGDL 2023 ; Du rock, du punk, de la pop et du reste, Pocket, coll. « Agora », 2022.

Dernières créations : Bon Dieu, c’est quoi la guerre...? (performance), avec Kasper Toeplitz (basse, ordinateurs), La Muse en circuit & Centre Pompidou, Paris, 2023. On Time (musique et batterie, Jean-Michel Espitallier, texte, voix, Jérôme Game), sur Light Turbulences, LP, Radio Duuu, 2025. L’éléphant de la mémoire (textes, Jean-Michel Espitallier, vidéo, Victor Villafagne, musique, Kasper Toeplitz), Le Phœnix, Valenciennes, mars 2026.


Sans titre - À la recherche du père, 2014 © Camille Lévêque
Sans titre - À la recherche du père, 2014 © Camille Lévêque

Camille Lévêque

Camille Lévêque (1985, Paris) est une artiste visuelle dont la pratique mêle photographie, collage, travail textile, vidéo et installation. Elle explore essentiellement les notions de mémoire, d’identité et d’intimité, posant la famille comme pierre angulaire de son analyse.

Camille Lévêque travaille le plus souvent à partir d’archives. Par leur re contextualisation ou leur décontextualisation, elle interroge la mémoire, ses limites, son effacement, ainsi que les distorsions de perception liées au passage du temps. Enracinée dans sa propre mythologie familiale, sa recherche part d’une perspective individuelle pour s’ouvrir à un champ collectif, amenant ainsi les spectateurices à interroger leur propre circuit de transmission familiale.

L’objet photographique permet à l’artiste de questionner notre capacité à échanger, percevoir et documenter la vérité, ou au contraire, la déformer à notre avantage et nous réinventer.

En 2014, elle fonde le collectif LIVE WILD à travers lequel elle expérimente les notions

d’anonymat, d’autorat, de personnalité et d’identité de l’artiste. Elle y travaille sous son

propre nom, ainsi que sous six alias.

Son travail a été récompensé à de nombreuses reprises, notamment par le soutien à la

création de la DRAC Île-de-France (2025), la Fondation Gulbenkian (2025), le Fonds de

recherche ADAGP (2024), ainsi que le PhMuseum Grant (3e prix, 2023) ou le Prix Picto /

19M (2020). Elle a également été nominée pour des distinctions internationales telles que le Paul Huf Award ou le Shpilman Prize. Son œuvre a été présentée dans des institutions et festivals majeurs, parmi lesquels Les Rencontres d’Arles (Paris), La Galerie du Jour (Paris), Benaki Museum (Athènes), UNSEEN (Amsterdam), Aperture Foundation (NY), York National Gallery (York), La Fondation Fiminco (Romainville) ou encore le MACRO (Rome).

Elle est l’autrice de plusieurs ouvrages dont À la recherche du Père (Delpire & Co, 2025) et Voir l’exil, penser la mémoire (ECPAD, 2025).

Entrée libre

Galerie Commune

36 bis, rue des Ursulines 59200 Tourcoing

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