ÉCO-ÉCOLE-ÉCHO

« Nous avons besoin de collaborations et de combinaisons inattendues prenant forme dans des tas de compost chaud » Donna J. Haraway, Vivre avec le trouble, Les éditions des mondes à faire, 2020.

Gilles Deleuze dirait qu’il y a un devenir compost, et, biologiquement, chaque être (humain ou non-humain) y participe dans un métabolisme vital bien connu par les cultures autochtones. Mais faire compost et devenir compost par les temps qui courent est devenu un processus crucial pour panser les fractures du monde (Ferdinand). Le compostage implique de rassembler, d’agglomérer de multiples acteurs, parfois dans une structure, pour produire de la fertilité (de l’énergie) en

« sympoïèse » (Haraway). En cela, le compost travaille aujourd’hui la société sur un plan métaphorique en opposition à l’épuisement impliqué par l’idéologie de la croissance. Ce programme avec ses divers composés (artistiques, sociaux, économiques, écologiques, éducatifs) tente de travailler à l’élaboration d’une certaine forme de fertilité territoriale et questionne le rôle de l’art dans cette soupe de bactéries, de champignons et de matière organique morte et vivante qu’est un territoire.

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