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Appel à contribution / Date limite 15 octobre 2022 minuit

la mire

Revue éditée par esäLab/Recherche unité de recherche de l'Esä | Dunkerque-Tourcoing et les Beaux-arts de liège - école supérieure des arts

 

la mire est une revue de recherche. Éditée par esäLab/Recherche (unité de recherche de l'Esä | Dunkerque-Tourcoing), elle ouvre un espace interdisciplinaire permettant de croiser différents points de vue sur des enjeux contemporains identifiés. Elle propose de rapprocher les expérimentations effectuées au sein des différents programmes menés dans l’école avec les recherches qui se développent aussi bien dans d’autres établissements supérieurs d’enseignement artistique que dans des laboratoires de recherche, ainsi que sur différents terrains à l’échelle nationale et internationale. Alimentée tant par des propositions artistiques que théoriques, elle offre un reflet de la recherche dans le champ de l’art mais également dans d’autres domaines autorisant autant les porosités que les contradictions dans une approche holistique. Chaque numéro est articulé autour d’une thématique choisie par le comité de rédaction constitué annuellement par des membres d'esäLab/Recherche et des membres invités. 

 

La thématique du numéro 1 :  Énergie(s) 

 

La thématique de ce premier numéro s'inscrit dans le contexte de préparation de la  triennale Art et Industrie portée par le FRAC-Grand Large et le LAAC (Lieu d’Art et d'Action Contemporaine) à Dunkerque qui sera inaugurée le 10 juin 2023 et se développera jusqu’au 7 janvier 2024 sur tout le territoire des Hauts-de-France. Activée par de nombreux partenaires sous le commissariat d’Anna Colin et Camille Richer, ce programme “consiste à regarder ce que les défis énergétiques apparus depuis la fin des Trente Glorieuses ont fait à l’art, au design et à l’architecture ; réciproquement, il s’agit également d’observer ce que ces pratiques ont apporté aux discours, représentations et enjeux énergétiques et

écologiques planétaires.”

 

esäLab/Recherche est l'unité de recherche de l'Esä | Dunkerque-Tourcoing qui traite des relations entre Art, Sciences, Société et Nature par une recherche en création et par la création. Elle est référencée au sein du Répertoire National des Structures de Recherche (RNSR), du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, sous le n°202224151K. 

 

Modalités : 

Les propositions de contributions doivent être envoyées, avant le 15 octobre 2022 minuit, à l'adresse suivante : esalab@esa-n.info

 

Elles comporteront : 

 

Pour les textes : 

  • un résumé de la proposition (3000 signes)

  • une présentation de l'auteur·trice ou du collectif

  • une estimation de la taille du texte final (entre 8 000  et 30 000 signes).

  • les visuels libres de droit

 

Pour les cartes blanches plastiques :

  • un court texte de présentation (1500 signes max)

  • une présentation de l'auteur·trice ou du collectif

  • une estimation de la taille finale (entre 1 et 8 pages).

  • les visuels libres de droit

La présélection sera établie en novembre 2022. Les contributions finalisées devront être adressées au plus tard le 31 janvier 2023. Le comité de rédaction se réserve le droit d’accepter un article sous réserve de modifications ou de le refuser. Le numéro 1 de la revue sera publié en juin 2023 sous un double format :  une version papier et sa version complète en ligne autorisant l’usage du numérique. Son lancement est programmé dans le cadre de la triennale Art et Industrie organisée par le FRAC-Grand large et le LAAC à Dunkerque.

 

Note / 

Les auteurs.trices sont invité·es à faire usage de l'écriture inclusive. Un travail typographique sera effectué dans ce sens.

 

Comité de rédaction :

Jean-Baptiste Carobolante, théoricien, professeur à l’esä

Cyril Crignon, théoricien, professeur à l’esä

Emmanuel Grimaud, anthropologue, Université Paris Nanterre, personnalité invitée

Marie Lelouche, artiste, professeure à l’esä

Anne-Emilie Philippe, artiste, professeure à l’esä

Nathalie Poisson-Cogez, théoricienne, professeure à l’esä

Maud Hagelstein, Maître de recherche F.R.S-FNRS Université de Liège / BA-ESA Liège

Argumentaire

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À l’heure où l’urgence écologique nous requiert de négocier une impérieuse “transition énergétique”, nous voilà naturellement portés à interroger cette fascination mêlée d’embarras que l’énergie suscite de longue date, dans le champ des arts et, plus largement, des faits de culture. Elle y apparaît moins, en effet, comme un concept que comme une catégorie praxéologique (nbp : nous empruntons à Élie During cette distinction, qui lui permet de cerner les usages légitimes du terme “prototype” en matière d’art), en ce qu’elle y introduit une perspective singulière sur notre production et notre consommation de discours et de figures, de savoirs et de formes sensibles, aussi bien que sur la manière dont ceux-ci se distribuent, circulent et se transmettent, comme enfin sur les échanges qui s’opèrent entre eux. 

 

Sur le territoire de nos pratiques, nous assumons ainsi, bon gré mal gré, la polysémie dont jouit ce terme d’antique mémoire dans le langage courant : il y voisine avec la force, la puissance et l'élan mais encore avec la volonté, quoiqu’il ait fait, assez récemment du reste (puisque cela remonte à 200 ou 300 ans), l’objet d’élaborations conceptuelles précises dans le domaine des sciences physiques, au moyen d’observations expérimentales et de modélisations mathématiques. On sait toutefois l’incidence qu’elles ont pu avoir sur les arts et, plus largement, sur la doxa culturelle : à mesure qu’elles donnaient au concept d’énergie des déterminations précises, la thermodynamique, dont les concepts sont passés par la suite dans la théorie de l’information qui est à la base de l’informatique et des technologies de la communication, l’électromagnétisme et puis la physique des champs comme celle des particules subatomiques ont exercé, et exercent encore, un attrait considérable sur les artistes. 

 

Comment l’énergie a-t-elle imprégné les formulations intellectuelles et artistiques de ces deux derniers siècles, depuis le “modernisme vibratoire” dont parle Linda Dalrympe Henderson jusqu’aux pratiques éco-éthiques ou aux esthétiques anthropocéniques les plus actuelles, en passant par la “culture de la spontanéité” — qui, selon Daniel Belgrad, réunit l'Action Painting, la Beat Generation, le Free Jazz, les arts performatifs ou encore le Black Mountain College — ainsi que les arts cinétique, sonore, électronique, conceptuel (songeons à Robert Barry), le Land Art, ou enfin le Butoh, terme dérivé d’une expression signifiant “frapper le sol” qui vient ici désigner une danse expérimentale élaborée au Japon à dessein de négocier le trauma du largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki, visant à restituer ou à redistribuer cette énergie rayonnante en public pour nous  rappeler qu’on est vivant sur la terre et faire vibrer le monde. 


 

Watts is love ? ou Ionisation

 

Un important chapitre de cette histoire concerne l’électrification puis l’électronification des imaginaires et des productions symboliques, qui a cours depuis la construction du mythe de Frankenstein jusqu’à l’émergence de l’œuvre de Ryoji Ikeda en passant par la poésie de Walt Whitman ou Jimi Hendrix. Une mutation importante s’est produite dans les arts quand ils ont opéré une transaction entre ces deux espèces d’énergie que sont l’acoustique et l’électrique, ou l’électronique ; car, alors, les conditions de la production, de la diffusion, de la réception, de la transmission et de la conservation s’en sont trouvées considérablement modifiées, et d’abord en ceci que l’artiste ne pouvait plus se poser comme étant à l’initiative et au poste de contrôle de la production de l’œuvre, puisqu’il eut dès lors à composer ou à collaborer avec d’autres agents de transformations physiques : il dut en rabattre sur ses prétentions pour influencer les processus de création. 


 

Techno-esthétique (paléo- et futuro-)

 

De même que l’histoire de la musique électrico-électronique a suivi le développement des technologies de la télécommunication (le télégraphe, le téléphone, les techniques de radiodiffusion), il serait intéressant d’observer la manière dont les autres pans de la création artistique ont pu être scandés par ces mêmes technologies de la télécommunication et de l’information, mais encore par les techniques de production d’électricité, de vapeurs, et d’autres formes d’énergie, et de voir ainsi comment les arts contribuent à l’intégration des découvertes scientifiques au champ de l’expérience ordinaire, en raison du lien de co-originarité qui unit — quoiqu’il soit susceptible de se nouer aussi bien en termes d’alliances que de différends — l’art et une technologie dont les développements sont bien évidemment liés aux sciences. Il nous faudrait alors explorer toute la gamme des outils, des objets, des machines, des “inventions”  et des instruments scientifiques proprement dits, qui ont été conçus et fabriqués à dessein de capter, de canaliser, de quantifier, de stocker, de conserver, d’exploiter et de redistribuer les énergies qui sont issues des différentes transformations de la matière (hydraulique, éolienne, solaire, atomique, etc.) Mais pas seulement ! Nous pourrions en effet élargir la focale bien au-delà de l’histoire occidentale des sciences et de l’ingénierie, pour y inclure des perspectives paléoanthropologiques, archéologiques et ethnologiques. 


 

Interconvertibilités : Interactions arts/sciences ? 

 

Il serait utile, par ailleurs, de se demander ce que les arts ont bien pu faire de la définition du terme qui s’est imposé en physique, où l’énergie figure une non-chose, une simple grandeur, d’essence mathématique qui permet de quantifier les transformations physico-chimiques de la matière. Une telle définition conjoint la constance et l’équivalence : la conservation quantitative (l’énergie ne pouvant alors ni être créée, ni être détruite) et la convertibilité d’une qualité ou d’une forme énergétique dans une autre (de la chaleur dans les mouvements mécaniques d’un moteur ou, à l’inverse, de l’énergie cinétique d’un météore faisant effraction dans l’atmosphère en chaleur), et même de la matière en énergie (selon l’équation d’Einstein) : comment donc les arts, à l’instar des sciences et des techniques, peuvent-ils rendre la matière immatérielle ? 


 

Extractions, mobilisation — reconnexion ? 

 

Comment ont-ils, plus particulièrement, traité de l’acception que prend le mot dans les sciences et l’ingénierie occidentales du XIXe siècle, lesquelles en ont fait une abstraction englobante qui, quand elle ne procède pas de la fission nucléaire, s’ancre dans une logique d’extraction des ressources souterraines (minières, pétrolières, gazières, etc.), et l’ont intensément mobilisée, à l’échelle planétaire, dans un fantasme de maîtrise des sociétés comme de la nature ? Comment les pratiques artistiques ou, plus largement, élaboratives s’attachent-elles à réinjecter de la téléologie dans les mouvements ou les transformations systémiques que les sciences nous expliquent d’autant plus clairement qu’elles font précisément l’économie de toute référence à des fins ou à des buts — des fins et des buts que les applications techniques desdites sciences, réquisitionnées comme elles le sont par l’industrie capitaliste, ont réduites à l’efficacité et au rendement productif ? Comment les arts s’y prennent-ils pour suivre la manière dont l’énergie se spécifie, et se pluralise, dans les opérations qui s’effectuent au sein de systèmes ou de réseaux particuliers ? Comment la traquent-ils dans les flux et les vibrations ? Comment l’observent-ils à travers ses effets pratiques et dans l’hétérogénéité des formes qu’elle peut prendre comme des sources dont elle émane, en fonction desquelles on qualifiera l’énergie diversement, comme étant propre ou sale, explosive ou inerte, cinétique ou thermique, etc. ? Comment les arts témoignent-ils, autrement dit, d’une attention soutenue à la variété et aux conséquences effectives des phénomènes naturels et anthropiques que recouvrent les usages scientifiques du concept d’énergie ? Comment font-ils de la vapeur, de l’électricité, des rayons (X, infrarouges, ultraviolets, etc.) et des ondes divers, des émanations radioactives, ainsi que des lourdes infrastructures qu’impliquent leur production et leur stockage, des objets de spéculations plastiques et des matrices d’expérience esthétique ? Comment ont-ils tenté, par ailleurs, d’affranchir l’énergie de cette logique industrialiste et impérialiste qui prévaut encore en Occident et qui, en tant que logique d’extraction et d’exploitation, a pour effet de décontextualiser et d’uniformiser tout à la fois une énergie transformée en marchandise pour circuler dans les circuits de l’économie mondiale ?


 

Alter-énergies

 

Et comment, pour ce faire, pour réenraciner l’énergie, les arts ont-ils associés, aux conceptions que nous nous en sommes formées, des notions venues des “ailleurs” dans le temps et dans l’espace, soit de cultures traditionnelles ou autochtones où l’énergie exprime la vitalité de tous les êtres qui se trouvent sur la Terre et jusqu’à la terre elle-même, des connaissances indigènes chaque fois spécifiques à un endroit bien particulier, où il s’agit, pour chacun des membres d’une communauté donnée d’établir une connexion avec une source d’énergie localisée, de nouer avec elle une relation directe qui en soit une d’apparentement et induise une responsabilité à son égard plutôt qu’une relation de maîtrise et d’objectivation ? L’enseignement des Formes élémentaires de la vie religieuse, d’Émile Durkheim, pourrait ici s’avérer précieux, tant il est riche en références à des énergies diffuses et anonymes par lesquelles se manifeste le sacré, telles le wakan sioux ou le mana mélanésien. D’autres références ont pu être faites au pneuma d’Anaximène de Milet ou des Stoïciens, ou encore au Qi, ce flux d’énergie qui forme et anime l’univers dans les cultures chinoise et japonaise, qui est une notion centrale dans les tentatives d’élaboration de cosmologies en phase avec les sciences de l’atome, et auquel puise le Qi Gong (littéralement « accomplissement par la maîtrise du souffle), dont les exercices ont enfin pu infuser des pratiques performatives qui mettent alors en jeu le corps comme un catalyseur et un vecteur d’énergie. Les pratiques marquées par les pseudo-sciences font en outre entrer dans cette catégorie de l’énergie des influences astrales ou cosmo-telluriques, des auras, des esprits, des présences, etc. Cette ouverture vers les “ailleurs” nous permettrait de cerner et d’interroger une tendance qui s'avère particulièrement lourde dans notre espèce : celle qui nous pousse à détecter, à mesurer et à documenter des choses qui, littéralement, ne tombent pas sous le sens et dont on ne sait pas très bien ce que c’est — des choses que l’on va par suite ranger sous ce mot fourre-tout d’ “énergie”. 


 

Énergocène ?

 

Et qu’en est-il, plus particulièrement, aujourd’hui ? À quelles sources les arts puisent-ils les conceptions de l’énergie qui les imprègnent ? À quelles autres sciences, celles de la vie et de la Terre notamment ? À quelles technologies ? À quels autres discours, philosophiques ou pseudo-scientifiques ? Redécouvrent-ils l’énergétique d’Oswald ou le vitalisme de Bergson ? Qu’en est-il d’un animisme ou d’un panpsychisme résurgent ? Ou des psychanalyses freudienne, junguienne ou rechienne, déployant respectivement les notions de libido, d’énergie psychique, et d’orgone ? 

Il s’agirait, pour nous, de nous donner à lire cette nouvelle page qui s’écrit dans l’histoire des imaginaires énergétiques. Les spécifications dont l’énergie a tour à tour fait l’objet ont, en effet, fait époque et découpé de vastes séquences temporelles dans l’Histoire : ainsi a-t-on parlé de l’âge de la vapeur, de celui de l’électricité ou de l’atome. Nous vivons aujourd’hui à l’âge de l’information, certes, mais aussi dans un moment où se révèle notre dépendance généralisée, à la fois aux énergies fossiles, mais encore à ces minerais rares, dits “minerais de conflit” qui alimentent nos ordinateurs et nos technologies innovantes ; nous y prenons alors douloureusement conscience des conséquences néfastes qu’une telle dépendance implique : l’épuisement des ressources naturelles, les guerres du pétrole, les dangers du réchauffement climatique, le pillage des sols des pays du Sud et l’exploitation des populations qui y vivent, etc. 

Il convient ici de noter que les imaginaires énergétiques ont toujours soufflé le chaud et le froid : ils balancent entre l’utopie et la dystopie, la dissipation et l’intensité, l’abondance et la destruction : entre le confort de la domotique et l’austérité des abris anti-atomiques, entre le réchauffement climatique et l’hiver nucléaire, si ce n’est le gel entropique. La thermodynamique, l’industrie nucléaire et cet “hyper-objet” qu’est exemplairement, selon Timothy Morton, le réchauffement climatique disposent trois prismes successifs autour des débuts et surtout de la fin de l’univers ; ce sont là trois manières de moduler le thème de la fin de l’univers ou, du moins, celui de la fin de la vie sur Terre — une Terre que des événements énergétiques de grande ampleur, ceux-là même qui sont listés comme les sources de l’anthropocène (feux de brousse, agriculture intensive, révolution industrielle, Hiroshima, etc.) ont peu à peu rendue impropre à l’habitation par d’êtres vivants sur lesquels plane, de surcroît et depuis plus d’un demi-siècle, la menace d’un anéantissement nucléaire global ; mais aussi bien une Terre que la deuxième loi de la thermodynamique, la loi de l’entropie, avait déjà condamnée à une mort thermique, consécutive à une dissipation universelle de l’énergie qui ferait s’assombrir jusqu’au soleil. Ce par quoi l’on voit bien que l’énergie reporte sur le méso une attention que les sciences physiques attirèrent sur le macro ou le micro : l’énergie réveille chez nous des préoccupations d’ordre existentiel portant sur le système-Terre et sur le soleil qui constitue la source d’énergie pour toute forme de vie sur cette planète ainsi que pour les éléments naturels qui la balayent. 

Comment donc les pratiques artistiques actuelles traitent-elles de ce tarissement des combustibles fossiles et quelles sont les alternatives qu’elles y esquissent ? 

En partant du principe voulant que, dans l'Anthropocène, « les arrière-plans prennent une importance de premiers plans » (selon la formule d’Yves Citton), comment les arts s’y prennent-ils pour attirer notre attention sur les logiques d’arrière-fond (extraction, exploitation des ressources et surconsommation énergétiques) qui alimentent nos sociétés ou, peut-être, des processus méconnus qui les irriguent ; l’ambition est alors de rendre visibles nos infrastructures énergétiques et leur incidence sur le façonnement des paysages et des modes de vie.  Comment interrogent-ils, par ailleurs, les matériaux qu’ils mobilisent, non seulement sous le rapport de leur organicité, mais aussi de leur durabilité ou soutenabilité, et de leur conductibilité ? Comment envisagent-ils les pratiques de recyclage et de compostage comme autant de manières de cartographier notre milieu de vie en termes de ressources énergétiques pour mieux le projeter ensuite vers une nouvelle dimension de l’habiter ?

 

Telles sont ainsi quelques-unes des motivations qui poussent la revue la mire à consacrer son premier numéro à ce vaste sujet. 

Bibliographie indicative : 

 

  • Bruce Clarke & Linda Dalrympe Henderson, From Energy to Information: Representation in Science and Technology, Art, and Literature, Redwood City (CA), Stanford University Press, 2002. 

  • Danièle Ghesquier-Pourcin, Muriel Guedj, Gabriel Gohau et Michel Paty (éd.), Énergie, science et philosophie au tournant des XIXè et XXè siècles, 2 vol. : “L’émergence de l’énergie dans les sciences de la nature” et “Les formes de l’énergétisme et leur influence sur la pensée”, Paris, Hermann, 2010.

  • Douglas Kahn (dir.), Energies in the Arts, Cambridge (MA), MIT Press, 2019.

  • Michael Marder, Energy Dreams: of Actuality, New York, Columbia University Press, 2017.

  • James Nisbet, Ecologies, Environnements, and Energy Systems in Art of the 1960s and 1970s, Cambridge (MA), MIT Press, 2014.

  • Benoît Bonnemaison-Fitte & Michel Lussault, Énergies Désespoirs, un monde à réparer,  catalogue de l’exposition éponyme, éditions 205, 2021.