Recherche

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L’initiation à la recherche en premier cycle (semestres 1 et 6) à l’Esä se déploie à travers différents dispositifs : le projet personnel de l’étudiant et le dossier pour le DNA, les AIRC (Ateliers d’Initiation à la Recherche et à la Création) et les cours de méthodologie de la recherche. (voir pour plus de détails le livret “Etudier à l’Esä 2020-21” et le guide des enseignements)

 

En second cycle, l’Esä s’est munie de différents outils qui préparent les étudiants au passage du DNSEP et à la constitution d’une recherche personnelle.

Les séminaires

Des séminaires permettant une articulation forte entre formation et recherche sont proposés en second cycle (voir Guide des enseignements 2020-2021)

Initiation en cycle 1 : Les AIRC
(Atelier d’Initiation à la Recherche et à la Création)

L’ESÄ a mis en place depuis plusieurs années les AIRC (Ateliers d’Initiation à la Recherche et à la Création) dont le but est d’introduire les étudiants d’années 2 et 3 dans un processus de recherche qu’ils développeront en cycle 2. D’un format moins important et traitant de problématiques moins larges que les ARC, les AIRC engagent néanmoins les étudiants dans une démarche de recherche qui est complétée par des cours de méthodologie spécifiques . (voir Guide des enseignements 2020-2021)

Unité de recherche “Hyper Local”

Les Écoles supérieures d’art et de design du Nord ont déposé ensemble le projet d’une Unité de Recherche intitulée “HYPER.LOCAL” auprès du Ministère de la Culture (appel à projet Recherche, axe 1, mars 2016).

Son élaboration a été l'occasion de formaliser les complémentarités et de systématiser les convergences sans amoindrir les spécificités des différentes options réparties sur le territoire régional.

Les activités de recherche comme les activités pédagogiques s'articulent au sein de l’Unité de Recherche pour traiter les questions relatives à l'art, au design et à la communication dans une société contemporaine où les formes de conception, de création, d'échange et de savoir sont redéfinies par les changements technologiques, sociaux, économiques et écologiques.

Ainsi, les approches plurielles proposées par les écoles d'art, de communication et de design du Nord proposent d'investir les questions de représentation, de production et d'échange à l'échelle « hyper locale » selon une approche sensible, micrologique, critique et novatrice du territoire. La question du rapport au « lieu » et au « monde », au « local » et au « global », celle de la topographie et de la géographie, c'est-à-dire de la communication des ordres de grandeur au sein de microsystèmes multidimensionnels, est un enjeu important pour le territoire aujourd'hui et les pratiques qui s’y inventent. (voir pour plus de détails le livret “Etudier à l’ESÄ” et le livret des enseignements)

http://hyperlocal.es

ARC associés à la ligne de recherche “Art, science, sensorialité”

Art, sciences et technologies (PRIST)

 

Sur le plan de la formation, cet ARC articule au sein même 92 de la maquette enseignements, rencontres avec des scientifiques, invitations de chercheurs et production plastique. Il s’attache à interroger les modalités contemporaines de collaboration entre l’art et la science en construisant des échanges entre des étudiants, des artistes et des chercheurs associés, en suscitant des travaux au sein des laboratoires de ces derniers. Depuis 2015, cette recherche questionne les protocoles, les images et imageries, les instruments empruntés aux uns ou aux autres, artistes ou scientifiques, et les effets de ces échanges et emprunts. Cette recherche est associée à la thématique « Arts, sciences et expérimentations » du Centre d’Étude des Arts Contemporains (CEAC, Université de Lille) et ouverte aux étudiants du Master Arts de l’Université de Lille. En 2015-16, cet ARC a travaillé la question des modalités de l’attention avec la plateforme scientifique Equipex IrDIVE (Recherche et Innovation dans les Environnements Visuels, Numériques et Interactifs), à l’Imaginarium (Tourcoing) - (partenaires : SCALab, UMR CNRS 9193. Le projet de 2016-17 a interrogé l’universdu microcosme, en association avec le centre d’art Espace Croisé (Roubaix), la plateforme de microscopie photonique TISBio (CNRS, Université de Lille: UMR CNRS 8198; UFR de biologie) et la photothèque du CNRS. En 2017-18, le programme a collaboré avec des chercheurs du CERN, de l’Institut Paul Scherrer (CH) et a interrogé, avec des physiciens, la question de la perception d’éléments (particules, etc.) dont on ne saisit que des interactions. Chacun de ces programmes a donné lieu à plusieurs expositions et un catalogue reprenant les contributions scientifiques et les projets artistiques s’y référant. En 2018-19, le programme s’est attaché à penser la question de l’atmosphère, en partenariat avec le laboratoire d’excellence CaPPA et Polytech’Lille (université de Lille) sous la forme du Module Art & Science qui a engagé les étudiants en art à produire des travaux plastiques en dialogue avec des étudiants ingénieurs. L’année passée, sous le titre de Co-existences, Prist a renforcé une nouvelle fois ses liens avec les sciences et les laboratoires, en se donnant pour objet de réfléchir aux existences non-humaines, dont on dit qu’elles peuvent être dotées d’intelligence – végétale, virale, animale ou artificielle, mais que l’on peine à reconnaître comme entités.

http://prist-esanpdc.fr

Les sens mineurs

Articulant lui aussi formation et recherche au sein même de la maquette, l’ARC “Sens mineurs“ a été créé en octobre 2012 par un enseignant de l’ESÄ, membre associé du CEAC (Université de Lille), et une historienne et théoricienne de l’art, maîtresse de conférences pour le Département Arts de l’Université de Lille. Cet ARC s’adresse aux étudiants de second cycle des deux établissements et conjugue approche théorique et incitation à mener des projets créatifs spécifiques. Sur le plan de la recherche, cet ARC s’est donné pour objet l’étude des sens dits mineurs (toucher, goût, odorat), tels qu’ils sont représentés ou mis en oeuvre dans l’art contemporain. Construite sur un dialogue entre histoire de l’art et critique d’art, elle invite des artistes et des chercheurs de l’ESÄ, de l’Université de Lille (Sciences Humaines et Sociales et Sciences et Technologies) ou d’ailleurs à explorer tel ou tel de ses aspects faisant l’objet d’un programme annuel ou bisannuel. Elle articule un séminaire, des workshops, des journées d’étude, des expositions et des publications.

Le programme engagé depuis la rentrée 2016 s’intitule « La dimension olfactive ». Il a accueilli, lors de workshops et d’expositions, plusieurs artistes, dont Julie C. Fortier et Boris Raux, et, au cours d’un séminaire mutualisé et d’une journée d’étude, de nombreux chercheurs intervenant dans plusieurs domaines (histoire de l’art, musicologie, littérature, communication, glycobiologie). Dans le cadre de ce programme, des productions d’étudiants réalisées dans les ateliers d’artistes de l’ESÄ  (Son, Livres d’artistes) font l’objet d’expositions.

Lignes de recherche

Art et citoyenneté

 

La ligne de recherche “Art et citoyenneté” s’attache à étudier les relations de l’art avec les domaines où s’exercent plus spécifiquement les relations des citoyens avec le domaine public : l’espace public, la géopolitique, le monde du travail, les relations entre les groupes sociaux etc. L’apport des sciences humaines est donc essentiel dans ce contexte. En quoi l’art et le monde de l’art s’intègrent-t-ils dans ces interactions et en quoi constituent-t-ils ou non un domaine singulier ? Quel rôle peut jouer l’art dans ce contexte ? Cette ligne de recherche est en lien étroit avec les ARC “Art et Cité”, “Work” et “Les scènes à l’épreuve des arts plastiques”.

 

Art, sciences, sensorialité

 

L’objectif de la ligne de recherche “Art, science, sensorialité” est d’interroger des formes actuelles d’art d’une part, en lien avec le domaine scientifique et, d’autre part, ne mettant pas uniquement en jeu le sens de la vue. Ainsi, en questionnant des entités irreprésentables étudiées par la science ou bien des oeuvres faisant appel aux sens dits mineurs que sont le goût, le toucher et l’odorat, l’art s’interroge sur ses propres outils, leur capacité à “traduire”, à interpréter et de ce fait à produire et à penser des objets hybrides, qui questionnent les classifications, les catégories, en remettant en cause leur validité et leur pertinence dans notre monde contemporain. Cette ligne de recherche intègre notamment les ARC “Sens mineurs” et “Images, sciences et technologies”.

Art et territoire

La ligne de recherche « Art et territoire » vient d’être créée sur le site de Dunkerque, remplaçant l’ancienne ligne « Work » qui se proposait de traiter des liens que l’art tisse avec le travail. Il s’agit ici de considérer les relations qu’entretiennent les pratiques artistiques contemporaines avec le terri- toire dans lequel elles se développent et en prenant principalement appui sur le Dunkerquois et l’eurorégion sans exclure des considérations plus générales sur les problématiques que ce champ engendre. Cette ligne commande deux ARC : « Surfaces sensibles » qui traite des re- lations entre l’art et l’industrie et s’appuie pour partie sur la triennale « Gigantisme— Art & Industrie » et « Paysages à rebours » qui interroge les articulations des pratiques artistiques avec les enjeux sociétaux actuels.

Les ARC

Les lignes de recherche sont directement associées aux ARC des deux sites, Dunkerque et Tourcoing. Ces ARC sont décrits ci-dessous car s’y donne à voir l’articulation entre formation et recherche mentionnée plus haut.

ARC associés à la ligne de recherche “Art et citoyenneté”

Art et Cité, poétique des flux

 

Inscrit dans la ligne de recherche Art & Citoyenneté de l’Esä, cet ARC propose d’explorer les questions contemporaines liées au territoire en tant qu’espace partagé. La cité est envisagée comme espace commun tant spatial que social et ne fait pas exclusion des zones urbaines, périurbaines ou rurales. En combinant différentes entrées d’ordre politique, sociologique, géographique, urbanistique, écologique... qui peuvent être abordées soit de façon isolée soit combinées entre elles, il s’agit de procéder à des expérimentations à travers la création d’objets plastiques sans exclusivité de modes ou de médiums (écriture textuelle ou visuelle, images fixes ou mobiles, dispositifs, œuvres pérennes ou éphémères, in situ ou transposables). Cette production plastique s’appuiera nécessairement sur des éléments d’expertise et d’analyse de terrain issus tant de l’observation directe notamment de l’immersion que de l’apport complémentaire des disciplines liées aux sciences humaines et sociales ou aux sciences dures. Les productions seront valorisées sous des formes multiples: expositions, publications... Cet ARC est articulé au séminaire régulier Art et territoire(s) dispensé sur le site de Tourcoing.

 

Les scènes à l’épreuve des arts plastiques

 

Cet ARC se donne pour objectif de relier les pratiques du spectacle vivant contemporaines (théâtre, performance et danse) et le champ des arts plastiques. En quoi et de quelle manière ces pratiques scéniques renouvellent- elles les esthétiques de la performance ? Qu’en est-il des interventions de plasticiens dans les arts et le spectacle vivant? Qu’en est-il du statut des objets scéniques lorsque ces derniers sont produits par un artiste plasticien ? Comment, en regard des pratiques performatives inscrites dans le champ de l’art contemporain, penser les pratiques chorégraphiques contemporaines quand chorégraphes et danseurs sont invités à se produire dans des structures culturelles ? En 2020-2021, cet ARC prend la forme d’un programme pratique et théorique « Le Théâtre des opérations » qui fonctionne sur le mode d’un atelier expérimental. Les perspectives de cet atelier sont de parcourir l’ensemble des disciplines artistiques liées à la performance et leurs différents modes de représentation. Cet atelier a comme sources d’inspirations de champs référentiels: les Arts de la scène, la performance historique avant-gardiste, les nouvelles écritures expérimentales et les modes scénographiques de l’installation artistique. Hebdomadaire, cet atelier exige un engagement esthétique et physique, car on y pratique des exercices et des entraînements préalables à la performance. Deux workshops structurent l’ensemble des cours de cet atelier: La durée du premier workshop est de 4 jours sur le premier semestre. Il s’intitule « Le corps: machine à dessiner ». Ce workshop met en place une réflexion sur la relation entre le geste et le trait dans la perspective d’une production dessinée hors du cadre et performée. Le deuxième workshop se déroule au deuxième semestre et dure une semaine. Ce workshop est organisé en partenariat avec le Vivat, scène nationale de danse contemporaine.

Lors de celui-ci, un artiste inscrit dans la programmation du théâtre Le Vivat proposera un atelier de pratiques immersives performées. Durant cette semaine, les étudiants vont coexister dans un lieu de résidence artistique consacré au spectacle vivant, à savoir l’EPSM d’Armentières.

ARC associés à la ligne de recherche “Art et territoire”

Surfaces sensibles

 

Surfaces sensibles prend son nom d’une réflexion sur nos rapports ontologique et artistique à l’industrie. Cette dernière est plus que jamais remise en cause du fait de son impact majeur dans les crises écologique, politique

et sanitaire. Elle marque notre monde, nos manières
de penser, notre organisme. Elle se glisse dans notre quotidienneté, nos intimités et nos projections. Que devient l’humain face à un monde régit par des contraintes de production, d’accumulation et de consommation ? Ces surfaces sensibles sont nos corps à tous, les corps de toute forme de vie ou celui d'une planète (écosystème). Elles sont les multiples outils dont nous disposons pour percevoir
et entrer en relation avec le monde. Révélatrices de l'invisible, de l'immensité au microscopique, saisies par l’artiste, elles deviennent productrices d'images, de son,
de formes, de relations et d'espaces. Être artiste aujourd’hui c’est aussi tenter de répondre de ces modes de production ayant atteint une limite vertigineuse. L'École Supérieure d'Art du Nord-Pas de Calais, site
de Dunkerque, est un lieu privilégié pour effectuer une recherche artistique questionnant les fondements d’un monde où l'industrie est de plus en plus source d'interrogation, au regard des bouleversements environnementaux actuels et historiques. Pour cela, cet ARC compte saisir l’opportunité de la présence, sur le territoire dunkerquois, d'un contexte industrialo-portuaire comme un terreau privilégié pour cette recherche et les expérimentations afférentes. Dunkerque est fondamentalement liée à son identité industrielle qui a même façonné sa culture artistique (pensons au LAAC, implanté au cœur du port par l'industriel Gilbert Delaine). Par ailleurs, depuis 2019, le FRAC Grand Large – Hauts-de- France et le LAAC ⁓ Musée de France, avec l’association l’Art Contemporain et la Chambre de Commerce et d’Industrie Littoral Hauts-de-France portent conjointement, au sein des institutions et de l'espace public, l’ambitieuse triennale GIGANTISME - Art & Industrie de Dunkerque. Par le biais d'une exposition, projection, publication, ou autre, notre ARC rencontrerait le programme de cette triennale en dialogue avec les thématiques et les échéances d'un tel évènement. Une manière de rendre visible la diversité de la recherche produite au sein de l'Esä. « Art et industrie » est une thématique générale ouverte, pluriannuelle, tendue entre deux notions : l'identité industrielle de la ville et le changement climatique, environnemental. Cette tension, ce dialogue impliquent d'aller chercher et produire hors des institutions, au cœur du paysage, au
sein des mouvements naturels et humains. Des rencontres et des visites ouvriront à des réflexions plus globales sur notre rapport au monde. L'ARC est structuré par des sous- thématiques et des objectifs annuels. 2020-21 abordera le nucléaire comme thématique, inédite en école supérieure d’arts, et comme réalité locale de la région dunkerquoise.

Paysages à rebours​

 

Cet ARC s'inscrit dans l’axe de recherche « Art & territoire » lui même intégré à l’axe 2 de l’Unité de recherche HYPER. LOCAL : « art, design et société ». Les programmes d’activités de cet axe se déclinent sur le mode de la recherche artistique, de réflexions théoriques et d’interactions pédagogiques. Il s’agit d’interroger la façon dont les pratiques artistiques s’articulent avec les enjeux sociétaux actuels (développement durable, mondialisation, migrations...). Sont étudiés et expérimentés également les enjeux de la posture de l’artiste et de ses modes opératoires, les nouvelles modalités d’intervention, de participation, d’interaction avec l’environnement et/ou les habitants. Cet ARC propose d’explorer différents territoires. À partir de terrains choisis pour leurs caractéristiques spécifiques, les étudiant.e.s seront amené.e.s à questionner le site suivant des entrées multiples : topographique, historique, géographique, sociologique, historique, environnementale, politique... Ce travail d’exploration les conduira à réaliser divers types de propositions, comme autant de lectures possibles du lieu qui seront valorisées suivant plusieurs modalités (expositions, publications, intervention in situ...).

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    36 bis rue des Ursulines
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MENTIONS LÉGALES

L’École Supérieure d’Art du Nord-Pas de Calais / Dunkerque-Tourcoing est un EPCC - Établissement Public de Coopération Culturelle pour l’enseignement supérieur et la recherche en art. Il est constitué depuis 2011 entre les Villes de Dunkerque et de Tourcoing, l’État et la Région Hauts-de-France.

L’Esä est une école supérieure publique habilitée par le ministère de la Culture et de la Communication. Elle est membre de l’Association Nationale des Écoles d’Art (www.andea.fr) et de 50°Nord-Réseau transfrontalier d’art contemporain (www.50degresnord.net).