Recherche

press to zoom

press to zoom

press to zoom

press to zoom
1/8

JOURNÉES PORTES OUVERTES :
28 & 29 janvier 2022

Cursus spécifiques Esä :
Art.Image
Double cursus
CE2A
VAE

Pratiques amateurs
Auditorat libre : ALTA

Taxe d'apprentissage

L’initiation à la recherche en premier cycle (semestres 1 et 6) à l’Esä se déploie à travers différents dispositifs : le projet personnel de l’étudiant et le dossier pour le DNA, les AIRC (Ateliers d’Initiation à la Recherche et à la Création) et les cours de méthodologie de la recherche. 

 

En second cycle, l’Esä s’est munie de différents outils qui préparent les étudiants au passage du DNSEP et à la constitution d’une recherche personnelle.

Initiation en cycle 1 : les AIRC
(Atelier d’Initiation à la Recherche et à la Création)

L’Esä a mis en place depuis plusieurs années les AIRC (Ateliers d’Initiation à la Recherche et à la Création) dont le but est d’introduire les étudiants d’années 2 et 3 dans un processus de recherche qu’ils développeront en cycle 2. D’un format moins important et traitant de problématiques moins larges que les ARC, les AIRC engagent néanmoins les étudiants dans une démarche de recherche qui est complétée par des cours de méthodologie spécifiques . (voir Guide des enseignements 2020-2021)

En cycle 2 : les lignes de recherche et les ARC
(Atelier de Recherche et Création)

Les lignes de recherche sont directement associées aux ARC des deux sites, Dunkerque et Tourcoing. Ces ARC sont décrits ci-dessous car s’y donne à voir l’articulation entre formation et recherche mentionnée plus haut.

Ligne de recherche — Dunkerque

Art et territoire

La ligne de recherche Art et territoire est intégré à l’axe 2 de l’unité de recherche HYPER.LOCAL : Art, design et société . Les programmes d’activités de cet axe se déclinent sur le mode de la recherche artistique, de réflexions théoriques et d’interactions pédagogiques. Il s’agit d’interroger la façon dont les pratiques artistiques s’articulent avec les enjeux sociétaux actuels (développement durable, mondialisation, migrations...). Sont étudiés et expérimentés également les enjeux de la posture de l’artiste et de ses modes opératoires, les nouvelles modalités d’intervention, de participation, d’interaction avec l’environnement et/ou les habitants.Il s’agit ici de considérer les relations qu’entretiennent les pratiques artistiques contemporaines avec le territoire dans lequel elles se développent, en prenant principalement appui sur le Dunkerquois et l’eurorégion sans exclure des considérations plus générales sur les problématiques que ce champ engendre. Cette ligne commande deux ARC : Surfaces sensibles qui traite des relations entre l’art et l’industrie et s’appuie pour partie sur la triennale Gigantisme — Art & Industrie et (Faire) ici & là qui interroge les articulations des pratiques artistiques avec les enjeux sociétaux actuels.

ARC associés à la ligne de recherche “Art et territoire”

Surfaces sensibles

Atelier : Surfaces Sensibles

Enseignants : David Ayoun, Jean-Baptiste Carobolante, Donovan Le Coadou

L’ARC Surfaces Sensibles prend son nom d’une réflexion sur nos rapports ontologique et artistique à l’industrie.

Cette dernière est plus que jamais remise en cause du fait de son impact majeur dans les crises écologique, politique et sanitaire. Elle marque notre monde, nos manières de penser, notre organisme. Elle se glisse dans notre quotidienneté, nos intimités et nos projections. Que devient l’humain face à un monde régi par des contraintes de production, d’accumulation et de consommation ? Ces surfaces sensibles sont nos corps à tous, les corps de toute forme de vie ou celui d'une planète (écosystème). Elles sont les multiples outils dont nous disposons pour percevoir et entrer en relation avec le monde. Révélatrices de l'invisible, de l'immensité au microscopique, saisies par l’artiste, elles deviennent productrices d'images, de son, de formes, de relations et d'espaces.

 

Être artiste aujourd’hui c’est aussi tenter de répondre de ces modes de production ayant atteint une limite vertigineuse. L'École Supérieure d'Art du Nord-Pas de Calais, site de Dunkerque, est un lieu privilégié pour effectuer une recherche artistique questionnant les fondements d’un monde où l'industrie est de plus en plus source d'interrogation, au regard des bouleversements environnementaux actuels et historiques.Pour cela, cet ARC saisit l’opportunité de la présence, sur le territoire dunkerquois, d'un contexte industriel et portuaire comme un terreau privilégié pour cette recherche et les expérimentations afférentes. Dunkerque est fondamentalement liée à son identité industrielle qui a même façonné sa culture artistique (pensons au LAAC, implanté au coeur du port industriel grâce à l’ingénieur Gilbert Delaine et la Ville de Dunkerque).

 

Par ailleurs, depuis 2019, le FRAC Grand Large – Hauts-de-France et le LAAC – Musée de France, avec l’association l’Art Contemporain et la Chambre de Commerce et d’Industrie Littoral Hauts-de-France portent conjointement, au sein des institutions et de l'espace public, l’ambitieuse triennale Gigantisme — Art & Industrie de Dunkerque. Par le biais d'une exposition, projection, publication, ou autre, l'ARC rencontrera le programme de cette triennale en dialogue avec les thématiques et les échéances d'un tel évènement. Une manière de rendre visible la diversité de la recherche produite au sein de l'Esä.

 

« Art et industrie » est une thématique générale ouverte, pluriannuelle, tendue entre deux pôles :‣ l'identité industrielle de la ville‣ le changement climatique et environnemental

 

Cette tension, ce dialogue impliquent d'aller chercher et produire hors des institutions, au coeur du paysage, au sein des mouvements naturels et humains. Des rencontres et des visites ouvrent des réflexions plus globales sur notre rapport au monde. L'ARC est structuré par des sous-thématiques et des objectifs annuels.

 

2021-22 abordera la dégradation de la matière et du médium comme thématique. Après avoir travaillé spécifiquement sur les problématiques nucléaires l'an dernier, l'arc Surfaces Sensibles se dirige cette année vers l’archéologie des media et l'altération de la matière, qu'elle soit virtuelle, matérielle ou imaginaire.

Dans le cadre de divers types d’ateliers, nous envisageons quatre moments forts :

➤ Dès le début de l'année, avec Agnès Villette et Kyveli Mavrokordopoulou, nous réaliserons des expériences artistiques à partir de minerais radioactifs se trouvant dans des collections géologiques dans le nord de la France ou en Belgique dans le cadre de ce qu'elles nomment un Toxic Tour.

➤ En novembre, avec l'artiste Guillaume Gouerou, nous aborderons une approche singulière du volume.

> En février, en partenariat avec le Centre Culturel Suisse, nous accueillerons l'artiste Lauren Huret pour faire se rencontrer la pratique de la performance et de l'altération numérique.

> En avril, avec le duo de graphiste GRG, nous restituerons les expériences menées, par le biais d'une pratique de l'édition directement concernée par ces questions d'altération et de destruction.

(Faire) ici & là

L’ARC (Faire) Ici & Là propose de confronter les projets personnels des étudiants de second cycle à des problématiques sociologiques, écologiques et politiques concrètes et actuelles en lien avec des sites spécifiquement choisis.

Dans cet ARC, les pratiques artistiques individuelles sont bousculées par les contingences des territoires et de leurs habitants humains ou non humains. Il s’agit alors de trouver la juste distance et le bon niveau d’engagement au regard des enjeux identifiés in situ dans la perspective de produire des formes artistiques. Différentes méthodes de travail sont envisagées (observation, participation, collaboration...) dans des temps plus ou moins longs ou denses en fonction d’un calendrier mis en oeuvre avec les différents partenaires associés.Deux ateliers sont proposés au sein de cet ARC. L’atelier Paysages à Rebours invite les étudiants à explorer différents territoires choisis afin de les questionner et d’en proposer de multiples lectures. L’atelier Éco-École-Écho s'intéresse à la manière dont l’enseignement de l’art intègre des problématiques socio-environnementales dans une perspective territoriale.

Atelier : Paysages à rebours

Enseignants : Jean-Claude Mouton, Nathalie Poisson-Cogez

À partir de différents terrains choisis pour leurs caractéristiques spécifiques, les étudiants seront amenés à questionner le site suivant des entrées multiples : topographique, historique, géographique, sociologique, environnementale, politique, fictionnelle voire autobiographique... Ce travail d’exploration, basé sur le déplacement et l'arpentage, les conduira à réaliser divers types de propositions, comme autant de lectures possibles du lieu qui seront valorisées suivant plusieurs modalités (expositions, publications, interventions in situ...). Les méthodologies adoptées sont celles de l’immersion sur des temps plus ou moins longs permettant au delà d’une première observation d’entrer en interactions directes avec ou à partir du territoire. Le travail empirique est doublé d’une approche réflexive par la mise en perspective des éléments saillants avec des apports théoriques multiples et des références artistiques plurielles. Cette imprégnation pourra donner lieu à différentes typologies de “re-présentations” dont la valeur subjective et sensible est assumée.

2021-2022 / Petit Steendam (Coudekerque-Branche)

Après le travail opéré sur l'Île Jeanty à Dunkerque en 2019-2020, un nouveau territoire, le quartier urbain du Petit Steendam (à Coudekerque-Branche) sera exploré en 2020-2021 en lien avec le projet Déplis qui réunit plusieurs partenaires du territoire dunkerquois pour une expérimentation artistique. Différents intervenants seront invités au cours de l’année (en mutualisation avec l’atelier Éco-École-Écho).Tout au long du processus les étudiants seront invités à alimenter un carnet de bord numérique et/ou physique (images, sons, écrits…). Les réalisations seront valorisées sous une forme permettant de relier le site à un espace d'exposition constitué spécifiquement pour le projet.

> Workshop avec Jean-François Pirson (3 jours pendant la semaine spécifique de septembre)‣ Échanges avec les artistes Virginie Gautier et Zelda Soussan (Projet Déplis - Fondation Carasso / CUD - AFEV - Château Coquelle - AGUR - Esä).

Atelier : Éco-École-Écho = #1 Composter

Enseignants : Julien Pastor, Nathalie Poisson-Cogez

« Nous avons besoin de collaborations et de combinaisons inattendues prenant forme dans des tas de compost chaud » Donna J. Haraway, Vivre avec le trouble, Les éditions des mondes à faire, 2020.

Gilles Deleuze dirait qu’il y a un devenir compost, et, biologiquement, chaque être (humain ou non-humain) y participe dans un métabolisme vital bien connu par les cultures autochtones. Mais faire compost et devenir compost par les temps qui courent est devenu un processus crucial pour panser les fractures du monde (Ferdinand). Le compostage implique de rassembler, d’agglomérer de multiples acteurs, parfois dans une structure, pour produire de la fertilité (de l’énergie) en « sympoïèse »(Haraway). En cela, le compost travaille aujourd’hui la société sur un plan métaphorique en opposition à l’épuisement impliqué par l’idéologie de la croissance.

Cet atelier et ses divers composés (artistiques, sociaux, économiques, écologiques, éducatifs) tenteront de travailler ensemble à l’élaboration d’une certaine forme de fertilité territoriale. L’on verra ainsi quel est le rôle de l’art dans cette soupe de bactéries, de champignons et de matière organique morte et vivante qu’est un territoire. Cela dit si l’art n’est pas si familier de la métaphore biologique, certains procédés artistiques tels que l’assemblage, la combinaison, le recyclage ou la coopération y sont apparentés.

Dans des contextes spécifiques de créations, l’art doit alors trouver sa place ainsi qu’une certaine autonomie fertilisante qui fait avec la complexité des relations entre les différents acteurs et leurs désirs. Le compost doit ainsi être équilibré, ni trop acide, ni trop basique, ni trop sec ni trop humide pour qu’il puisse être utile.

S’intéressant à la manière dont les problématiques écologiques transforment autant l’art que son mode d’enseignement, l’atelier posera la question de la place des pratiques artistiques dans la révolution socio-environnementale en cours. En permettant aux étudiants de travailler dans des territoires où les enjeux écologiques et sociaux sont particulièrement concrets, l’objectif de l’atelier est de sensibiliser et d’interroger les étudiants sur un rôle possible de l’art dans l’espace public. Par effet d’écho, il s’agit également de s’intéresser à la place et à la fonction de l’école d’art dans le tissu urbain duquel elle fait partie.

Partenaires : Ville de Dunkerque, Collectif En Rue, Laboratoire Experice - Université Paris 8 Vincennes - Saint Denis.

Lignes de recherche — Tourcoing

Art & Cité

La ligne de recherche Art & Cité s’attache à étudier les relations de l’art avec les domaines où s’exercent plus spécifiquement les relations des citoyens avec le domaine public : l’espace public, la géopolitique, le monde du travail, les relations entre les groupes sociaux, etc. L’apport des sciences humaines est donc essentiel dans ce contexte. En quoi l’art et le monde de l’art s’intègrent-ils dans ces interactions et en quoi constituent-ils ou non un domaine singulier ? Quel rôle peut jouer l’art dans ce contexte ? Cette ligne de recherche est en lien étroit avec les ARC Art & Cité et Les scènes à l’épreuve des arts plastiques

 

Art, sciences, sensorialité

L’objectif de la ligne de recherche Art, sciences, sensorialité est d’interroger des formes actuelles d’art. Ainsi, en questionnant des objets non visibles à l’oeil nu, objets étudiés par la science (aérosols, cellules, particules) ou bien des oeuvres faisant appel aux sens dits mineurs que sont le goût, le toucher et l’odorat, l’art s’interroge sur ses propres outils, leur capacité à « traduire », à interpréter et de ce fait à produire et à penser des objets hybrides, qui questionnent les classifications, les catégories, en remettant en cause leur validité et leur pertinence dans notre monde contemporain. Cette ligne de recherche intègre l’ARC Images, sciences et technologies.

ARC associés à la ligne de recherche “Art & Cité ”

Poétiques des flux

Enseignants : Benoît Ménéboo, Nathalie Poisson-Cogez

 

Inscrit dans la ligne de recherche Art & Cité de l’Esä, cet ARC mené par Nathalie Poisson-Cogez et Benoît Ménéboo depuis 2013 propose d’explorer les questions contemporaines liées au territoire en tant qu’espace partagé. En combinant différentes entrées d’ordre politique, sociologique, géographique, urbanistique, écologique… qui peuvent être abordées soit de façon isolée soit combinées entre elles, il s’agit de procéder à des expérimentations à travers la création d’objets plastiques sans exclusivité de modes ou de médiums (écriture textuelle ou visuelle, images fixes ou mobiles, dispositifs, oeuvres pérennes ou éphémères, in situ ou transposables). Cette production plastique s’appuiera nécessairement sur des éléments d’expertise et d’analyse de terrain issus tant de l’observation directe notamment de l’immersion que de l’apport complémentaire des disciplines liées aux sciences humaines et sociales ou aux sciences dures. Les productions seront valorisées sous des formes multiples : expositions, publications... Cet ARC est articulé au séminaire régulier Art et territoire(s) dispensé par Nathalie Poisson-Cogez.

2021-2022 - Poétiques des FluxDans un monde en transition, les questions liées aux déplacements des personnes, aux échanges des marchandises, des capitaux, des données et des informations peuvent être interrogées. Ces flux matériels et immatériels révèlent la relation aux territoires et leurs interrelations, ainsi que la question de la mobilité. Ces différentes questions pourront être abordées suivant différents points de vues : mondialisation, lieux et non lieux, réseaux, sédentarité ou nomadisme, perception de l’espace et du temps…

Rencontres artistes et chercheurs :L’idée est d’articuler la rencontre des artistes entre l’ARC et le séminaire Art et Territoire(s) avec le matin des échanges autour des projets personnels des étudiants (ARC) et l’après- midi une présentation de la démarche de l’artiste (séminaire).

Philemon Vanorle, Rossella Piccinno, Aurélien Mauplot Partenariats : CRP / Institut pour la photographie...

 

Les scènes à l'épreuve des arts plastiques

Cet ARC se donne pour objectif de relier les pratiques du spectacle vivant contemporaines (théâtre, performance et danse) et le champ des arts plastiques. En quoi et de quelle manière ces pratiques scéniques renouvellent-elles les esthétiques de la performance ? Qu’en est-il des interventions de plasticiens dans les arts et le spectacle vivant ? Qu’en est-il du statut des objets scéniques lorsque ces derniers sont produits par un artiste plasticien ? Comment, en regard des pratiques performatives inscrites dans le champ de l’art contemporain, penser les pratiques chorégraphiques contemporaines quand chorégraphes et danseurs sont invités à se produire dans des structures culturelles ?

 

Atelier : Le théâtre des opérations

Enseignants : Hervé Lesieur, Alexis Trousset

 

Le théâtre des opérations est un atelier qui fonctionne sur le mode d'un atelier expérimental. Ce cours est nourri d'une pratique de la performance et de sa théorie à partir des avant-gardes historiques jusqu'à aujourd'hui, mais surtout des différents workshops se déroulant pendant l'année d'étude. Les perspectives de cet atelier sont de questionner toutes les disciplines artistiques liées à la performance et leurs modes de représentations: pratiques artistiques expérimentales, nouvelles écritures, installations, arts de la scène. Hebdomadaire, cet atelier exige un engagement esthétique et physique, car on y pratique des exercices et des entraînements préalables à la performance.

Le premier workshop se déroulera pendant la semaine spécifique,à la fin du mois de septembre.

Atelier : Scénographie

Enseignant : Hervé Lesieur

Le dessin sous contrainte phase 2.

L'atelier est en partenariat avec le MUba de Tourcoing dans le cadre de l'exposition « La musique du geste. Hommage à Mahjoub Ben Bella » (titre provisoire).Le MUba Eugène Leroy rend hommage au peintre franco-algérien Mahjoub Ben Bella (1946-2020), ancien élève de l’école des Beaux-Arts et figure majeure de Tourcoing, où il installe son atelier dès 1965. L’exposition explore un thème inédit : la place du geste et du mouvement qui animent son oeuvre, et les liens étroits qu’il entretenait avec la musique, la danse, les musiciens et les chorégraphes.L'objectif de l'atelier est de créer un événement performatif qui se déroulera en février 2022 au MUba au sein de l'exposition. Les étudiants proposeront des performances publiques qui questionnent la place du geste, du mouvement, de l'outil, de l'espace, du rythme et de la contrainte programmée dans le dessin contemporain. Les préparatifs de l'événement se feront hebdomadairement le vendredi matin dans le cours. Le théâtre des opérations au regard des problématiques et des enjeux de l'exposition.Artistes invités : Abraham Poincheval, Laurent Tixador

ARC associé à la ligne de recherche “Art, science, sensorialité”

Art, sciences et technologies (PRIST)

 
Atelier : PRIST

Enseignants : Stéphane Cabée, Cyril Crignon, Marie Lelouche, Nathalie Stefanov, Silvain Vanot

Le programme Images, sciences et technologies (PRIST) développe depuis 2015 des activités de recherche, d’exposition et d’édition sur les liens entre les arts, les sciences et les technologies dans l’objectif d’ouvrir la recherche en art aux sciences exactes et sciences humaines. Comment fonctionne le cerveau ? Qu'est-ce que l'intelligence artificielle ? Quel est notre rapport aux organismes vivants ? Comment penser le nouveau régime climatique ? Qu'est-ce que le réel ? Voici quelques-unes des questions qui traversent cet atelier ouvert à une vingtaine d’étudiants qui cheminent au voisinage de scientifiques, visitent leurs laboratoires et effectuent des séances d’expérimentation sur leurs instruments de recherche, en partenariat notamment avec la plateforme de microscopie TISBio. PRIST propose également un module de co-création des pièces des élèves de l'Esä, avec des étudiants ingénieurs de Polytech'Lille. Chaque année, PRIST met en oeuvre des expositions qui présentent la pratique des étudiants inscrits au programme et s'accompagnent annuellement d’un catalogue qui réunit les articles des chercheurs et des artistes. Il s’ancre dans l’histoire des pratiques artistiques qui font usage du « matériau » science, en tant que ce dernier recèle une grande capacité d’ensemencement. prist-esanpdc.frwww.facebook.com/ESAPRISTwww.instagram.com/pristesa/

PRIST 2021-2022 : « I can touch what is too far away ».Cette année, PRIST poursuivra l’exploration entamée l’an dernier sous l’intitulé DÉ-RÉALITÉ - DES RÉALITÉS : nous continuons donc à sonder notre réel qui se trouve diffracté en éclats sous l’effet des technologies du numérique et, plus fondamentalement, des « technologies de l’imagination » (Charles Stépanoff).

Nous tâcherons, plus précisément, de cerner la spécificité matérielle des images que nous percevons en réalités virtuelle, mixte et augmentée, ainsi que la spécificité phénoménologique de ce type de réalités. Nous mettrons en évidence l'agentivité, les affordances et la médialité de ces « images qui se nient elles-mêmes » (comme les appelle Andrea Pinotti) et, par suite, nous soulignerons ce qu’ont de paradoxal les expériences perceptuelles qu'elles sont susceptibles de susciter, où s’entremêlent la virtualité et l’embodiment : elles nous rapprochent des choses de ce monde tout en nous les rendant autres et, ce faisant, elles instillent en nous le sentiment de décoller ou de dé-coïncider de notre position physique actuelle pour être intensément présents ailleurs. À cette occasion, nous nous demanderons, notamment, en quoi les interfaces modifient les modalités haptiques du regard, les kinesthèses ainsi que notre proprioception, en la décentrant ou en la rendant « ek-statique » (Pietro Montani et Tim Ingold) et nous interrogerons les vertiges et les paradoxes de la téléprésence. Nous sollicitons, pour ce faire, des artistes, des ethnologues et des philosophes, mais encore des chercheurs travaillant dans le domaine des neurosciences de la cognition, de l’interaction humain-machine et des technologies immersives au sein des laboratoires SCALab, IRCICA et CRIStAL, de Lille. Poursuivant notre partenariat avec Polytech’Lille afin d’engager les étudiants à co-produire leurs travaux avec les étudiants ingénieurs, nous aboutirons à une exposition des travaux des étudiants et à un catalogue réunissant les différentes contributions à cette nécessaire réflexion sur l’externalisation de nos imaginaires : comment faire en sorte que non seulement les images matérialisées sur divers supports, mais aussi bien les prestations de notre imagination déléguées à des dispositifs techniques et notre imaginaire cristallisé en prothèse, soient encore perçus comme un élément essentiel de notre sensibilité, plutôt que comme la simple production d’une machine capable d’améliorer ses performances.

http://prist-esanpdc.frhttps://

www.facebook.com/ESAPRIST

https://www.instagram.com/pristesa/

Les sens mineurs

Articulant lui aussi formation et recherche au sein même de la maquette, l’ARC “Sens mineurs“ a été créé en octobre 2012 par un enseignant de l’ESÄ, membre associé du CEAC (Université de Lille), et une historienne et théoricienne de l’art, maîtresse de conférences pour le Département Arts de l’Université de Lille. Cet ARC s’adresse aux étudiants de second cycle des deux établissements et conjugue approche théorique et incitation à mener des projets créatifs spécifiques. Sur le plan de la recherche, cet ARC s’est donné pour objet l’étude des sens dits mineurs (toucher, goût, odorat), tels qu’ils sont représentés ou mis en oeuvre dans l’art contemporain. Construite sur un dialogue entre histoire de l’art et critique d’art, elle invite des artistes et des chercheurs de l’ESÄ, de l’Université de Lille (Sciences Humaines et Sociales et Sciences et Technologies) ou d’ailleurs à explorer tel ou tel de ses aspects faisant l’objet d’un programme annuel ou bisannuel. Elle articule un séminaire, des workshops, des journées d’étude, des expositions et des publications.

Le programme engagé depuis la rentrée 2016 s’intitule « La dimension olfactive ». Il a accueilli, lors de workshops et d’expositions, plusieurs artistes, dont Julie C. Fortier et Boris Raux, et, au cours d’un séminaire mutualisé et d’une journée d’étude, de nombreux chercheurs intervenant dans plusieurs domaines (histoire de l’art, musicologie, littérature, communication, glycobiologie). Dans le cadre de ce programme, des productions d’étudiants réalisées dans les ateliers d’artistes de l’ESÄ  (Son, Livres d’artistes) font l’objet d’expositions.

Unité de recherche “Hyper Local”

Les Écoles supérieures d’art et de design du Nord ont déposé ensemble le projet d’une Unité de Recherche intitulée “HYPER.LOCAL” auprès du Ministère de la Culture (appel à projet Recherche, axe 1, mars 2016).

Son élaboration a été l'occasion de formaliser les complémentarités et de systématiser les convergences sans amoindrir les spécificités des différentes options réparties sur le territoire régional.

Les activités de recherche comme les activités pédagogiques s'articulent au sein de l’Unité de Recherche pour traiter les questions relatives à l'art, au design et à la communication dans une société contemporaine où les formes de conception, de création, d'échange et de savoir sont redéfinies par les changements technologiques, sociaux, économiques et écologiques.

Ainsi, les approches plurielles proposées par les écoles d'art, de communication et de design du Nord proposent d'investir les questions de représentation, de production et d'échange à l'échelle « hyper locale » selon une approche sensible, micrologique, critique et novatrice du territoire. La question du rapport au « lieu » et au « monde », au « local » et au « global », celle de la topographie et de la géographie, c'est-à-dire de la communication des ordres de grandeur au sein de microsystèmes multidimensionnels, est un enjeu important pour le territoire aujourd'hui et les pratiques qui s’y inventent.

(voir pour plus de détails : Livret Étudier à l'Esä 2021-20212 et le Guide des enseignements 2021-2022

Les séminaires

Des séminaires permettant une articulation forte entre formation et recherche sont proposés en second cycle (voir Guide des enseignements 2021-2022)